À Dijon, le chrono a parlé net ⏱️. Marlen Reusser a survolé les 21 km entre Gevrey-Chambertin et Dijon. Elle gagne l’étape en 27’30 et prend le maillot jaune. Derrière, Pauline Ferrand-Prévot vit une journée noire. Elle lâche 2’13 et sort du top 10.
Tour de France Femmes étape 4 : Reusser gagne le contre-la-montre et prend le maillot jaune
Quand Sigrid Haugset a coupé la ligne, le décor semblait posé. Puis les spécialistes ont renversé la table. Sur ce tracé nerveux, Reusser a mis tout le monde au régime.
La Suissesse, championne du monde de la discipline, a roulé comme en séance de seuil. Cadence haute, trajectoires propres, zéro temps mort. Résultat : coup double avec étape + leadership 🟨.
Et toi, tu sais ce que ça fait au moral, de perdre le jaune sur un effort “pur” ? Ça pique. Cette bascule change la dynamique du Tour.
point clé : sur un chrono, la forme brute parle sans filtre. Reusser a envoyé un message clair à toutes.
| Coureuse | Temps / écart | Situation au général |
|---|---|---|
| Marlen Reusser | 27'30 | Maillot jaune |
| Lieke Nooijen | +4 s | En embuscade |
| Demi Vollering | +18 s | À 14 s de Reusser |
| Pauline Ferrand-Prévot | +2'13 | Sortie du top 10 |
| Cédrine Kerbaol | +54 s | Sur le podium |
Chrono de Dijon : Nooijen solide, Vollering fait la bonne opération
À 4 secondes, Lieke Nooijen a frôlé le gros coup. Preuve qu’une gestion d’effort bien calée peut rivaliser avec un moteur supérieur.
Demi Vollering termine à 18 secondes. Sur le papier, ce n’est pas une victoire. Dans les faits, c’est une journée gagnée au général 🎯.
Au classement, Vollering se retrouve à 14 secondes de Reusser. Ça change tout pour la suite, surtout avant les étapes cassantes.
Insight : quand les écarts sont serrés, chaque virage relancé devient un mini-sprint pour le général.
Ferrand-Prévot perd gros sur le Tour de France Femmes : 2’13 concédées, top 10 qui s’éloigne
La tenante du titre Pauline Ferrand-Prévot a craqué sur un terrain où la moindre baisse de watts se paye cash. Elle finit 34e de l’étape. L’écart : 2’13 sur Reusser ⛔.
Dans le peloton, ce genre de chrono, ça ressemble à un test d’efficience. Position, pacing, choix de braquet, relances. Quand un paramètre saute, ça se voit tout de suite.
Dans un scénario très concret, une coureuse comme “Camille”, jeune grimpeuse en progression, sait qu’un mauvais chrono se rattrape en montagne. Mais pas en une journée. Ferrand-Prévot doit désormais courir à l’attaque.
Point clé : perdre du temps, c’est une chose. perdre la main sur le scénario de course, c’en est une autre.
Classement général après l’étape 4 : Kerbaol sur le podium, Haugset recule
Le chrono a aussi souri à Cédrine Kerbaol. Elle prend la 7e place à 54 secondes, et grimpe sur le podium du général 🥉.
Haugset cède le jaune mais reste dans le match. Elle pointe à 56 secondes de Reusser. Dans une course aussi dense, ça reste jouable, à condition d’anticiper les coups.
Derrière, Elisa Longo Borghini s’accroche. Elle est 5e à 1’03. Les écarts restent “humains”, mais la marge de manœuvre se réduit.
Insight : un podium se construit souvent sur deux choses : un chrono correct et zéro journée sans.
| Repère 📌 | Coureuse 🚴♀️ | Donnée clé ⏱️ | Impact 🧠 |
|---|---|---|---|
| Leader | Marlen Reusser | 27’30 sur 21 km | Maillot jaune, prise de pouvoir 🟨 |
| 2e du jour | Lieke Nooijen | +4 s | Preuve de constance, gros repère pour Visma ✅ |
| Général en embuscade | Demi Vollering | +18 s (étape) / +14 s (général) | Pression maximale sur Reusser 🔥 |
| Chute au classement | Pauline Ferrand-Prévot | +2’13, 34e | Sort du top 10, obligation d’attaquer ⚠️ |
| Progression | Cédrine Kerbaol | 7e, +54 s | Monte sur le podium du général 🥉 |
Étape 5 Mâcon – Belleville-en-Beaujolais : 140 km accidentés et 8 bosses, ça va frotter
Le lendemain, changement total de registre. Direction Mâcon vers Belleville-en-Beaujolais, avec 140 km et huit ascensions. Là, le chrono ne protège plus : il expose.
La côte de Cenves arrive très tôt, avant le 15e km. Si une équipe veut piéger une leader, c’est typiquement le moment. Ça part fort, ça coupe, ça panique.
Un exemple simple : si Movistar contrôle trop tôt, l’équipe brûle des cartouches. Si elle attend, les attaques s’enchaînent. C’est un jeu d’équilibre, comme sur une séance de fractionné mal dosée.
- ⚡ Départ nerveux : la côte de Cenves peut lancer une guerre dès le début.
- 🧱 Usure : huit bosses, ça casse les jambes, surtout après un chrono à bloc.
- 🤝 Tactique : les équipes vont chercher des alliances de circonstance.
- 🎯 Objectif : isoler la leader avant les derniers reliefs.
Insight : sur ce profil, la meilleure défense, c’est souvent une attaque au bon timing.
Enfin les réponses claires
Est-ce que Pauline Ferrand-Prévot peut encore gagner ce Tour ?
Elle est sortie du top 10, mais la montagne arrive. Perdre 2'13 sur un chrono, ça se rattrape si elle attaque tôt et souvent. Rien n'est joué.
Comment Reusser a-t-elle fait la différence ?
Elle a roulé à cadence haute sans jamais couper. Ses trajectoires étaient propres et elle n'a pas perdu une seconde dans les relances. Exactement ce qu'il faut sur 21 km.
Quel est l'écart entre Vollering et Reusser au général ?
Après l'étape, Vollering pointe à 14 secondes. Avec la cinquième étape et ses huit bosses, cet écart peut fondre très vite.
Ça vaut le coup de suivre la cinquième étape ?
Carrément. Le parcours entre Mâcon et Belleville-en-Beaujolais est accidenté et les attaques vont partir dès le premier col. Parfait pour du spectacle.
Et de votre côté, comment ça se passe ? On vous écoute
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Ancien préparateur physique, coach diplômé STAPS, Arthur pratique le CrossFit et le Hyrox depuis des années. Il valide chaque article de la rédaction et impose un test terrain d’au moins trois semaines avant toute critique matériel.